Les personnes qui font régulièrement des rêves lucides peuvent avoir une structure cérébrale unique. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs qui ont découvert que la tendance à être lucide pendant les rêves est associée à des réseaux neuronaux intégrés responsables de la conscience de soi, de l'imagination et du contrôle cognitif. L'étude a été publiée dans le Journal of Sleep Research (JSR).
Les rêves lucides se produisent lorsqu'une personne est consciente qu'elle rêve et rêve, et peut parfois même contrôler les événements qui se produisent pendant le rêve. Bien que les scientifiques aient déjà étudié l’activité cérébrale au cours de tels états, les caractéristiques anatomiques pouvant être associées à la capacité de rêver lucide restent mal comprises.
Trente volontaires adultes en bonne santé, 15 hommes et 15 femmes, âgés en moyenne d'environ 26 ans, ont participé à l'étude. Les participants ont d’abord rempli des questionnaires détaillés sur leurs habitudes de sommeil, qui montraient à quelle fréquence ils se souvenaient de rêves normaux et à quelle fréquence ils faisaient des rêves lucides.
Les scientifiques ont ensuite réalisé des scintigraphies cérébrales de haute précision à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique structurelle. Ils ont analysé deux types de tissus cérébraux : la matière grise, où s'effectue le traitement de l'information, et la substance blanche, qui est responsable de la transmission des signaux entre les différentes parties du cerveau.
Des techniques d'apprentissage automatique ont été utilisées pour analyser les données. L’algorithme a identifié des réseaux de régions cérébrales dont la structure change de manière constante selon les individus.
En conséquence, les scientifiques ont découvert un réseau comprenant à la fois de la matière grise et de la matière blanche, associée à la fréquence des rêves lucides. Il relie les zones des lobes frontaux, temporaux et pariétaux, ainsi que le cervelet. Ces structures sont impliquées dans l’autoréflexion, l’imagerie mentale et le contrôle attentionnel.
Selon les chercheurs, une région du cerveau appelée cortex préfrontal joue un rôle particulièrement important. Il est situé à l’arrière du cerveau et est associé aux processus de pensée internes et à l’imagerie visuelle.
De plus, les scientifiques ont découvert un autre réseau associé au rêve lucide qui implique uniquement la matière grise. Il est situé dans les régions visuelles et attentionnelles du cerveau, comme le gyrus cunéiforme. On pense que ce système aide à créer des scènes visuelles vives pendant les rêves sans présence de lumière réelle.
Selon les chercheurs, ces résultats indiquent que la capacité de rêver lucidement pourrait être liée à une certaine organisation neuroanatomique du cerveau.
À l’avenir, les scientifiques prévoient de tester si l’entraînement au rêve lucide peut modifier la structure du cerveau au fil du temps. Comprendre les mécanismes de cette maladie pourrait aider à développer de nouveaux traitements pour les troubles du sommeil tels que les cauchemars chroniques et le trouble de stress post-traumatique.
Traduction par Euromedia24.com








