Environ 65 % des personnes atteintes de misophonie souffrent d'au moins un autre trouble mental. Les diagnostics les plus courants sont la dépression et les troubles anxieux. Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion après avoir analysé les données d’un échantillon représentatif d’adultes américains au niveau national. L'étude a été publiée dans la revue Psychiatric Research.
La misophonie est une condition dans laquelle une personne a de fortes réactions émotionnelles et physiologiques à certains sons quotidiens. Les déclencheurs les plus courants sont la mastication, la respiration, les tapotements ou les clics répétitifs. Lorsque ces voix se font entendre, les gens peuvent ressentir de la colère, du dégoût, de l’anxiété ou le désir de quitter immédiatement la situation.
La recherche montre que la misophonie est associée à une connectivité accrue entre les zones du cerveau responsables du traitement des sons et les zones impliquées dans l'évaluation de la signification émotionnelle des stimuli et la reconnaissance des menaces. Contrairement à une sensibilité générale aux sons forts, la misophonie provoque généralement des réactions à des modèles sonores spécifiques et répétitifs.
La nouvelle étude a porté sur 185 personnes atteintes de misophonie et 1 644 participants témoins asymptomatiques. The mean age of individuals with misophonia was 41 years, compared to 51 years for the control group. Les femmes représentaient 53 % des participants du groupe misophonie et 49 % des participants du groupe témoin.
Les participants ont rempli plusieurs questionnaires psychologiques pour évaluer les symptômes de misophonie, d'anxiété et de dépression. L'analyse a montré que la plupart des troubles étudiés étaient 2 à 37 fois plus fréquents chez les personnes atteintes de misophonie que dans le groupe témoin. Par exemple, des signes d’anxiété ont été constatés chez 53 % des participants souffrant de misophonie, contre seulement 8 % de ceux qui n’en souffraient pas.
Des symptômes dépressifs ont été constatés chez 42 % des participants atteints de misophonie, contre 6 % dans le groupe témoin. Les acouphènes ont été signalés par 44 % des personnes souffrant de misophonie et par 23 % des personnes n'en souffrant pas. Des symptômes d’hyperacousie étaient présents chez 42 % des personnes atteintes de misophonie, contre seulement 2 % du groupe témoin.
Une tendance similaire a également été observée concernant les diagnostics précédemment confirmés. Une dépression a été diagnostiquée chez 49 % des individus souffrant de misophonie (contre 11 % dans le groupe témoin) et de troubles anxieux chez 47 % (contre 10 %). Un trouble de stress post-traumatique a été constaté chez 29 % des personnes atteintes de misophonie, contre seulement 3 % dans le groupe témoin.
Selon les auteurs de l’étude, la forte prévalence de troubles concomitants indique la nécessité d’une étude plus approfondie des mécanismes de la misophonie.
Traduction par Euromedia24.com








