Le président serbe Aleksandar Vučić a signé un décret le 9 septembre dissolvant l'Assemblée du peuple et fixant des élections législatives anticipées au 25 octobre 2026.
Cette décision fait suite à la proposition officielle du gouvernement serbe au président, le 7 septembre, de dissoudre le Parlement et d'organiser des élections anticipées. Le scrutin aura donc lieu bien plus tôt que prévu ; les prochaines élections législatives n'étaient initialement attendues qu'en décembre 2027.
M. Vučić a justifié sa décision par les tensions et les désaccords politiques persistants au sein de la société. Selon lui, un nouveau report des élections pourrait compromettre la stabilité du processus démocratique en Serbie, ainsi que les préparatifs de l'Exposition internationale EXPO 2027, qui se tiendra à Belgrade.
« C'est pourquoi je pense que nous pouvons encore nous préparer pour l'EXPO et travailler après que les élections auront désigné qui dirigera le gouvernement serbe en votre nom », a déclaré le président.
La décision de Vučić n'était pas inattendue : en juin dernier, il avait annoncé son intention d'organiser des élections législatives anticipées.
Cette déclaration du président faisait suite à des manifestations antigouvernementales d'envergure et de longue durée, déclenchées par l'effondrement du toit de la gare de Novi Sad en novembre 2024. Cette tragédie avait coûté la vie à 16 personnes. Les manifestants exigent que les responsables rendent des comptes et dénoncent la corruption.
Vučić a également annoncé son intention de démissionner de la présidence quelques jours après l'annonce des élections législatives. Le président serbe ne peut briguer un troisième mandat et avait précédemment annoncé son intention de se présenter au poste de Premier ministre lors de ces élections. Le Parti progressiste serbe, au pouvoir, l'a déjà désigné comme candidat potentiel en cas de victoire.
Selon Vučić, les résultats de ces élections anticipées devraient refléter clairement la volonté des citoyens et déterminer l'avenir de la Serbie. Parallèlement, l'opposition et les manifestants accusent le président et ses alliés de corruption, de pressions sur les médias et de méthodes de gouvernance autoritaires. Vučić et ses partisans nient ces accusations.








