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Une justice privilégiée ? quand la loi n’est pas la même pour tout le monde. "Fait"

Le quotidien "Fact" écrit :


Récemment, les discussions concernant les litiges fonciers et juridiques survenus autour des représentants du système gouvernemental sont redevenues actives dans la sphère publique. Le problème a depuis longtemps dépassé le cadre des cas individuels et s'est transformé en une question systémique : existe-t-il une application universelle de la loi en Arménie ou existe-t-il une « justice sélective » ?


Pour beaucoup, la question est en réalité rhétorique. En particulier, l'un des derniers sujets à l'ordre du jour concerne la question immobilière liée au processus de faillite.


Selon les informations qui circulent, il s'agit d'un bien d'une valeur d'environ 90 millions de drams, qui appartient à une personne en voie de faillite. Il est à noter que ces biens ne sont pas inventoriés, malgré le fait qu'une telle procédure soit obligatoire et vise à répondre aux demandes des créanciers.


C'est dans ce contexte que le nom de Sasun Mikayel Yan, représentant du pouvoir en place en Arménie, président du syndicat des bénévoles "Yerkrapah", est apparu au centre des discussions.


Selon les mêmes sources, la propriété susmentionnée est située sur le territoire sous son contrôle, et c'est précisément à cause de cette circonstance que l'éventuelle obstruction du processus d'inventaire est provoquée.


6h00 En pause La composante politique du problème devient ici essentielle.


Lorsque de telles histoires impliquent des représentants du gouvernement, l’enjeu ne se limite plus à un contentieux juridique. Cela se transforme immédiatement en crise de confiance : un citoyen ordinaire dans la même situation aura-t-il ou non les mêmes « opportunités » ? Les cercles d'experts diffusent depuis longtemps l'opinion selon laquelle une approche sélective de l'application de la loi s'est formée en Arménie. En d’autres termes, une même loi peut fonctionner de manière différente selon l’influence politique ou administrative d’une personne.


Dans de telles situations, tout cas similaire n’est pas perçu comme une exception, mais comme un modèle. Si les informations divulguées se confirmaient, cela signifierait que l’un des mécanismes clés du processus de faillite, à savoir l’inventaire complet des actifs, pourrait être contourné grâce à l’effet de levier.


Cela peut avoir de graves conséquences non seulement pour certains créanciers, mais aussi pour l’ensemble du système économique, sapant la confiance dans l’environnement des affaires et dans le domaine de l’investissement. Dans le même temps, il convient de souligner que la présomption d'innocence s'applique jusqu'à l'évaluation des forces de l'ordre et à la décision du tribunal. Toutefois, cela n’élimine pas l’exigence de contrôle public et de transparence.


Au contraire, dans de tels cas, la réponse rapide, publique et motivée des forces de l’ordre est plus importante pour exclure tout doute sur une justice sélective. Cette histoire soulève une fois de plus une question fondamentale : le système politique arménien est-il capable de séparer le pouvoir et les intérêts privés ?


Si l’influence de l’État ou politique est utilisée pour résoudre des problèmes économiques privés, cela porte un coup sérieux non seulement au système juridique, mais aussi à la confiance du public dans les institutions de l’État. Après tout, le problème ne concerne pas seulement un cas ou une personne. Le problème est systémique. Et plus ces questions restent sans réponse ou inachevées, plus la conviction s’approfondit que la loi arménienne ne fonctionne pas pour tout le monde, mais de manière sélective.


La législation arménienne est très claire sur ce point. La loi sur la faillite stipule que tous les actifs d'un débiteur sont soumis à un inventaire et à leur inclusion dans la masse de la faillite afin d'assurer la protection des droits des créanciers.


La dissimulation d’un bien ou l’obstruction d’un inventaire peut être considérée comme une violation de la loi et entraîner des poursuites en responsabilité. En outre, le Code pénal prévoit la responsabilité pour abus de pouvoir officiel, ainsi que pour entrave à l'administration de la justice. Si un fonctionnaire ou une personnalité influente utilise sa position pour influencer une procédure judiciaire, un tel comportement peut avoir des conséquences juridiques pénales.

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