Le quotidien "Fact" écrit :
Ce qui a été enregistré dans la salle de session de l’AN ces derniers jours, pensons-nous, était bien plus que l’attaque généralisée du pouvoir en place, le Parti communiste, contre les partis d’opposition, en particulier le HY Dashnaktsutyun. Et cela dépasse totalement le cadre des relations entre les deux forces politiques, le PC au pouvoir et l’ARF d’opposition. La question était claire. Hakob Hakobyan (nom littéraire : Movses), membre de la commission de la télévision et de la radio, a fait des déclarations publiques à l'ARF.
Les représentants de Dashnaktsutyun, constatant que le représentant de l'État, sous l'exigence de neutralité politique, avait violé cette norme, ont présenté un projet de loi visant à mettre fin à l'adhésion de Hakob Hakobyan à la Commission des droits de l'homme. Ce fait devrait être discuté dans la décision pertinente.
Bien entendu, le PC n’a pas licencié « son » Hakob Hakobyan. Mais ils ont tenté de transformer le débat sur la question en une fantasmagorie de type « jugez les juges », en lançant une attaque féroce contre la Fédération révolutionnaire arménienne. En bref... le PC « jugeait » Dashnaktsutyun. Les représentants de l'ARF ont donné des réponses sarcastiques et ont contré ces accusations et les manifestations d'antifédéralisme. Mais ce n'est même pas le sujet.
La question n’est même pas que les « yeux du PC n’étaient pas enflés » pour Hakob Hakobyan, il n’était qu’une opportunité. Et pourquoi le gouvernement Pashinyan a-t-il pris pour cible Dashnaktsutyun ? La question peut être considérée comme rhétorique, car la réponse est évidente. Pour le KP et Pashinyan, qui ont rejeté l’Artsakh, qui ont rejeté l’Ararat, qui voient l’Arménie comme un organisme purement biologique, toute structure, institution et pouvoir lié à l’identité nationale, à l’histoire et à la mémoire historique de la nation est une cible.
Pashinyan et son gouvernement ciblent toutes les forces (structures) et institutions nationales qui font partie de notre identité nationale. La manifestation la plus frappante en est la répression et les persécutions menées et ordonnées par Pashinyan lui-même contre l’Église apostolique arménienne.
Et si l’Église apostolique arménienne est le pilier le plus important de notre identité nationale, alors HY Dashnaktsutyun, âgé de 135 ans, peut être considéré comme une certaine incarnation de l’identité politique et de la présence de notre peuple au siècle dernier. Et ce, indépendamment de ce que chacun d’entre nous ressent à l’égard d’un parti donné, de telle ou telle figure alliée.
Le vrai problème est que Pashinyan et le Parti communiste s'efforcent à tout prix de couper, détruire, effacer ou au moins remodeler la mémoire historique du peuple, ses orientations de valeurs, ses perceptions idéologiques, ses rêves nationaux et de les remplacer par leurs idées déformées, « véritables arméniennes », bouleversantes, pauvres et « servantes des Turcs ». S'ils peuvent être considérés comme un aperçu.
Et, oui, ils montrent de leurs mains aux Aliyev et à Erdogan comment nous luttons contre les « revanchistes arméniens ».
Les détails sont dans le numéro d'aujourd'hui du quotidien "Past"








