Le quotidien "Zhoghovurd" écrit :
"Même si la campagne officielle pour les élections nationales débutera le 8 mai et durera jusqu'au 5 juin, les processus politiques sont en fait déjà dans une phase active. Ces derniers jours, des représentants du parti "Contrat civil", dirigé par Nikol Pashinyan, ont tenu des réunions avec des citoyens dans différents quartiers d'Erevan, avec la participation de ministres et d'autres responsables.
Au cours des réunions, les problèmes des citoyens sont soulevés, des recommandations sont formulées et des solutions possibles sont discutées, ce qui donne l'impression d'une campagne précoce dans la perception du public. La question se pose de savoir si une telle activité peut être considérée comme de la propagande préélectorale ou comme une utilisation de ressources administratives, en particulier lorsque des représentants de l’administration de l’État sont impliqués dans le processus. ArmLur.am s'est tourné vers la Commission électorale centrale de la RA pour obtenir des éclaircissements. La CEC a répondu : "Nous contrôlons exclusivement la période de campagne préélectorale. Il est d'usage de la considérer comme une période de restrictions, car certaines fonctions sont limitées par la loi.
Par exemple, pendant cette période, les forces politiques soumettent leurs rapports financiers à notre service de contrôle et d'audit, et le 6 juin, veille du vote, la campagne ne peut pas avoir lieu. C’est pourquoi nous appelons la période de campagne préélectorale la période des restrictions. Pendant le reste de la période, tout parti ou unité politique est libre d'exercer ses activités et n'a rien à voir avec la CEC."
Cette position du président de la CEC, et plus particulièrement de l'ancien député du Parti communiste Vahagn Hovakimyan, montre en réalité qu'avant le début officiel de la campagne, l'activité politique n'est pas soumise aux mécanismes de contrôle utilisés dans la phase préélectorale. Dans le même temps, lorsque des représentants du gouvernement participent à des réunions publiques et que des recommandations sont formulées concernant les problèmes soulevés sur place, la question se pose de savoir si des conditions de concurrence égales sont assurées pour toutes les forces politiques. Du point de vue de la confiance dans les processus électoraux, il est important non seulement de respecter les restrictions légales, mais également d'exclure l'éventuelle utilisation de ressources administratives.
Les experts ont souligné à plusieurs reprises que la participation des agents publics aux processus politiques devrait être clairement séparée de leurs pouvoirs officiels, afin d'exclure tout doute quant à une concurrence inégale. Dans ces conditions, on se retrouve dans une situation où la campagne n’a pas encore légalement commencé, mais où le processus politique est déjà en cours, sans les outils de contrôle qui fonctionnent pendant la période officielle.
En conséquence, des questions concernant l’utilisation des ressources administratives continuent d’exister. » Détails dans le numéro d'aujourd'hui du quotidien "Zhoghovurd".








