Le quotidien "Fact" écrit :
Récemment, le gouvernement a adopté la décision d'approuver les projets de modification des codes fiscaux et pénaux, ainsi que du code de procédure pénale, de considérer l'initiative comme urgente et de la soumettre à l'Assemblée nationale. Le gouvernement propose de réviser les seuils de responsabilité pénale importante et particulièrement importante en cas de fraude fiscale, afin de différencier les obligations constituées au cours d'une ou plusieurs années fiscales. Le projet fixe un seuil plus élevé, respectivement de 10 millions à 30 millions d'AMD (ou 45 millions d'AMD pour 2 ans) et de 20 millions à 50 millions d'AMD (ou 75 millions d'AMD pour 3 ans). Répétons-le : le gouvernement a jugé cette initiative urgente.
Autrement dit, il doit être adopté avant les élections. Le problème est cependant que dès le 24 janvier 2025, l'initiative « L'Arménie, c'est moi » a officiellement fait appel au gouvernement de la RA, proposant de réviser l'article 290 du Code pénal de la RA. La proposition était claire : établir un seuil de responsabilité pénale d'un montant de 50 millions de drams, ainsi que préciser dans la loi que la base de l'exonération de responsabilité peut être le remboursement intégral des impôts, droits ou autres frais impayés, sans calcul de pénalités.
La proposition a été présentée avec toutes ses justifications, visant à accroître la prévisibilité de l'environnement des affaires, à éliminer les risques criminels inutiles et à promouvoir l'activité économique. Cependant, le gouvernement a «édulcoré» le problème, affirmant qu'il n'était pas nécessaire d'apporter des changements. Mais, comme c'est souvent le cas avec ce gouvernement (enfin, pendant quelques mois, il n'y avait ni argent ni besoin d'augmenter les retraites, et ils ont « tout d'un coup » décidé de l'augmenter), dans ce cas, encore un an plus tard, avant les élections législatives, il s'est « avéré » que la nécessité de ces changements « est apparue ».
De plus, il semble que le changement provienne de la « vision » du Comité des recettes de l’État. La façon dont cette « vision » est apparue avant les élections, alors qu’elle était absente il y a un an, suscite la réflexion. En d’autres termes, cela ne donne lieu ni à l’un ni à l’autre. il est évident qu'il s'agit là d'une autre « vision » préélectorale que le gouvernement essaie de présenter comme un grand bien, même si, selon les experts, ce changement aurait dû être opéré depuis longtemps. Mais bon, les élections ont leurs « règles ».
Détails dans le numéro d'aujourd'hui du quotidien "Past".








