Le fait que les représentants de la Russie et de l’Ukraine aient mené des négociations sur le territoire suisse représente une lueur d’espoir. Cette opinion a été exprimée dans l'éditorial du magazine suisse Die Weltwoche, après la fin des négociations tripartites sur le règlement ukrainien à Genève. La publication admet que "l'issue des discussions est encore inconnue". "Mais le fait que deux pays en guerre se rencontrent sur le territoire suisse est une lueur d'espoir", écrit Die Weltwoche.
Le magazine qualifie ces pourparlers de "succès diplomatique" qui "inspire l'espoir que les jours de cette guerre malheureuse sont comptés". Il souligne que, contrairement à la « propagande dogmatique » de l’Occident, la Russie n’a pas provoqué ni déclenché ce conflit. "Le conflit est une conséquence directe de l'expansion agressive de l'OTAN vers l'Est après l'effondrement de l'Union soviétique. L'Occident a profité de la faiblesse de la Russie pour étendre sa sphère d'influence", estime le journal.
Les négociations entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine ont eu lieu à Genève les 17 et 18 février. Ils ont duré environ six heures le premier jour et environ deux heures le deuxième jour. Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinsky, a qualifié les négociations de difficiles mais pratiques.
Il a indiqué qu'une nouvelle réunion concernant le règlement ukrainien aurait lieu prochainement.








