Le quotidien "Fact" écrit :
Nous avons eu plus d'une fois l'occasion de mentionner que les autorités du Jour de l'Arménie profitent de chaque occasion pour utiliser diverses dispositions controversées des lois comme une massue contre l'opposition.
L'un d'eux fait référence à la partie 2 du sinistre article 236 du Code pénal de la RA, qui implique la responsabilité pénale pour avoir pris un intérêt matériel afin de participer au rassemblement ou refuser de participer au rassemblement. Rappelons qu'en 2024, 1/5 des députés de l'Assemblée nationale ont saisi la Cour constitutionnelle pour déclarer cette clause inconstitutionnelle. La Cour suprême a accepté la demande, mais a ensuite suspendu la procédure avec la décision de la Cour suprême d'appel 156 et a demandé un avis consultatif à la Commission de Venise. Un an plus tard, l'avis de la Commission a été reçu, à savoir que cette norme contredit le principe de sécurité juridique, ainsi que les lignes directrices de l'UE sur la libre réunion. Logiquement, après cela, le CC aurait dû reprendre l'examen de la question, mais il ne le fait pas.
Toujours en 2025, le 15 décembre, nous avons adressé une demande écrite au CC, lui demandant de répondre quand il est prévu de reprendre l'examen de la question. Le CC disposait de cinq jours ouvrables pour envoyer une lettre soit pour répondre à la question d'une manière ou d'une autre, soit pour notifier la nécessité d'un délai supplémentaire de 30 jours pour une « étude plus approfondie » (bien qu'il soit difficile d'imaginer quelle « étude plus approfondie » pourrait être nécessaire pour répondre à cette simple question). 17 jours ouvrables se sont écoulés, mais nous n'avons pas reçu de réponse du CC.
La Haute Cour elle-même ignore ainsi l’exigence légale. Il est difficile de dire s'ils n'ont pas eux-mêmes décidé quoi faire, ou s'ils ne peuvent pas imaginer comment ne pas offenser Nikol Pashinyan, mais aussi ne pas entreprendre d'actions illégales évidentes.
De plus, le calendrier des prochaines sessions du CC est affiché sur le site Internet du CC, où au moins jusqu'au 3 mars, aucune discussion sur la question n'est prévue. Rappelons que dans la publication précédente, nous avions informé que, sur la base des informations dont nous disposons, conscient qu'il n'est pas possible d'accepter une décision autre que de la déclarer inconstitutionnelle, Nikol Pashinyan lui-même a fait appel au Président de la Cour suprême, afin que l'enquête sur la question soit retardée au moins jusqu'aux prochaines élections.
Détails dans le numéro d'aujourd'hui du quotidien "Past"








